Doris

Localiser un point sur la Terre avec une précision de l'ordre de centimètres, mais aussi mesurer précisément l'orbite des satellites. Telles sont les deux principales fonctions du système DORIS (Doppler Orbitography and Radiopositionning Integrated by Satellite), développé par le CNES dès les années 1980.

Développé dans les années 1980 par le CNES en collaboration avec le GRGS (Groupe de Recherche en Géodésie Spatiale) et l’IGN (Institut National de l’Information Géographique et Forestière), le  système DORIS a deux fonctions. D’une part, il offre la possibilité de mesurer au centimètre près l’orbite des satellites, grâce à un réseau d’une soixantaine de stations réparties sur tout le globe. Et d’autre part, ce système permet de déterminer, avec une précision tout aussi élevée, les coordonnées d’un point situé à la surface de la Terre. A la clé, il y a de nombreuses applications, comme la possibilité de mesurer les variations du niveau des océans ou la hauteur des calottes glaciaires, de surveiller la déformation des sols, de mesurer la dérive des continents, ou encore de localiser précisément les satellites en vol.

Le système DORIS repose sur le célèbre effet Doppler, qui se manifeste par le fait que le son d’un gyrophare est perçu comme plus aigu quand il se rapproche d’un observateur, et comme plus grave lorsqu'il s'en éloigne. Ce phénomène physique permet de localiser la position de l’émetteur d’une onde radio, un principe utilisé par Doris pour effectuer ses mesures. Les données récoltées par DORIS sont traitées par le SSALTO (Segment Sol multimissions d'ALTimétrie, d'Orbitographie et de localisation précise), un centre de contrôle développé par le CNES, implanté à Toulouse. DORIS a été testé pour la première fois à bord du satellite SPOT 2, lancé le 22 janvier 1990. Depuis, le système a été intégré à de nombreux autres satellites, comme Envisat, les satellites Jason ou encore Pléiades.